Les chasseurs du Grand Est forment une communauté aux profils variés, tant par leur âge que par leur parcours professionnel. Près de quatre chasseurs sur cinq ont plus de 30 ans, et près de 36 % ont plus de 60 ans, preuve d’une pratique qui s’inscrit dans la durée et se transmet d’une génération à l’autre.
Sur le plan professionnel, la diversité est tout aussi marquée. Plus d’un tiers des chasseurs sont cadres ou dirigeants d’entreprise, tandis que 31 % appartiennent aux catégories employés et ouvriers. Les professions intermédiaires représentent 17 %, et les agriculteurs 12 %, confirmant que la chasse est synonyme de mixité sociale. Les artisans, commerçants, étudiants et personnes au foyer constituent quant à eux chacun moins de 5 % de la population.
Ce panorama socioprofessionnel révèle une réalité souvent sous-estimée : la chasse dans le Grand Est est une activité résolument intergénérationnelle et socialement ouverte, réunissant des pratiquants issus de milieux professionnels variés, tous animés par un même attachement à la nature, à la gestion de la faune et aux territoires ruraux qu’ils contribuent à faire vivre.
Source : données RANDEA | FNC, Étude économique, environnementale et sociétale sur la chasse 2023 ;
Traitement : FRC GE.
La chasse : une pratique, mais aussi un engagement moral et social
Au-delà de l’acte de chasse, la dimension morale et les valeurs portées par les pratiquants occupent une place centrale. 85 % d’entre eux réalisent du bénévolat en dehors des sorties de chasse, soit 206 337 journées-chasseurs de bénévolat enregistrées en 2022 dans la région.
Chasser c’est aussi gérer !
Les pratiquants soutiennent que chasser c’est aussi une manière de contribuer à la préservation de la biodiversité en se souciant de l’état de la faune et de l’évolution des habitats. En 2022, c’est 29 journées en moyenne par chasseur qui sont dédiées à la gestion des territoires et des espaces (diversification des milieux : plantation de haies, création de mares, etc. protection des cultures) et à la préparation de la saison de chasse (mise en place miradors, entretien des chemins d’accès, etc.). Les chasseurs sont ainsi perçus comme de véritables sentinelles de la nature et des territoires ruraux.
Chasser c’est aussi partager et transmettre un patrimoine !
Les chasseurs jouent un rôle actif dans la transmission des connaissances auprès du grand public et des jeunes. Ils consacrent en moyenne deux journées par an à des actions sociales, pédagogiques ou culturelles, et cela avant même de se préoccuper de chasser du gibier.
Source : données RANDEA | FNC, Étude économique, environnementale et sociétale sur la chasse 2023 ;
Traitement : FRC GE.
Les plus-values de la chasse pour l’économie régionale
L’étude confirme que la chasse représente un secteur économique dynamique et structurant pour le Grand Est. En 2022-2023, un chasseur dépensait en moyenne 6 457 € pour sa saison de chasse, générant au total 382 millions d’euros de retombées économiques. Cette activité induit une plus-value de +9,2 % dans l’effet PIB lié à la chasse pour l’économie régionale.
Source : données RANDEA | FNC, Étude économique, environnementale et sociétale sur la chasse 2023 ;
Traitement : FRC GE.