Etude Ramsar gravières

Dans le cadre du document d’orientation 2023-2025 du site Ramsar Etangs de la Champagne Humide, la FRC GE et les FDC 10, 51 et 52 ont déposés deux actions. Dont une action sur l’Amélioration et la valorisation des connaissances des gravières du site.

Cette action est financée par l’Agence de l’Eau Seine-Normandie pour une période de trois ans.

Un comité technique a été organisé le vendredi 12 décembre en visio, afin de présenter l’étude et son déroulement aux différents acteurs du territoire.

Ce sont 17 personnes, toutes structures confondues (Fédérations de pêche, CEN, LPO, Carriers, UNICEM, Agence de l’Eau Seine-Normandie, EPTB, PNRFO, …) qui ont participé à ce premier comité technique.

Ce fut l’occasion de faire le point sur le contexte : Pourquoi cette étude ? et sur les actions qui sont menées prochainement.

Des connaissances limitées

Actuellement peu d’informations sont disponibles sur la faune et la flore des gravières de la zone Ramsar, les quelques études menées sur ces sites concernent principalement l’avifaune aquatique en hivernage et reproduction, les odonates et le Crapaud calamite.

Pour les autres taxons faune et flore, les données sont très faibles voir inexistantes.

Ces milieux sont considérés comme des sites « dégradés », du fait qu’ils ne correspondent plus au milieu originel avant extraction, c’est-à-dire pour la plupart à une terre agricole. En fonction des dispositions du schéma des carriers et des arrêtés préfectoraux, les gravières peuvent subir de multiples interventions à la suite de l’extraction. Elles peuvent être rebouchées pour redevenir une terre agricole, comblées sur une partie pour diminuer sa surface ou aménagé en faveur de la biodiversité (îlots, mare, zone humide…) ou de futurs loisirs.

Des usages diversifiés

Les gravières ne sont pas seulement des anciens sites d’extraction, elles constituent des zones d’activités économiques grandissantes pour le territoire : pêche, chasse, activités nautiques, et plus récemment des activités énergétiques avec l’installation de panneaux photovoltaïques.

Ces multiples usages transforment la gestion des gravières, et peuvent avoir un impact sur l’utilisation du site par la biodiversité.

Etude socio-économique

Une étude socio-économique est en cours de réalisation auprès des propriétaires des gravières. L’objectif est de les rencontrer et de comprendre leurs usages sur les gravières (aménagement, activités économiques, entretien…).

Et savoir s’ils ont connaissance d’une biodiversité particulière sur leur site.

Des inventaires dès 2026

A la suite de l’étude socio-économique, des inventaires vont être réalisés afin de prendre connaissance de la faune et de la flore présente sur les gravières.

Les inventaires vont débuter en 2026 et vont se concentrer sur : les amphibiens, les reptiles, les mammifères dont les chiroptères, les insectes (odonates, rhopalocères, orthoptères…) et également la flore (herbacées, arbustes, arbres).

L’objectif est de collecter un maximum d’informations sur les espèces présentes et la manière dont elles utilisent les sites dans leur cycle de vie et ainsi montrer, que les gravières ne sont pas vraiment des sites « dégradés ».

Pour plus d’informations sur le projet global :